Bruit de bottes et falbalas

« Emporté par une vague ascendante qui lui promettait l'accès au château convoité par tous, le baron Emmanuel soutenu par sa fidèle compagne B, initiale charmante, avait le vent en poupe. Tout semblait lui réussir. Même si les médias favorisaient Stella au sourire carnassier, ne lui accordant que quelques images accompagnées de phrases interro-négatives, il allait, fidèle à sa formule En marche, fendant les foules enthousiastes. Sans doute finirait-on par jeter des roses sur son passage tant la ferveur et l'espoir étaient vifs. On s'attendait presque à ce qu'il marche sur l'eau. Son talent était immense et il avait tout pour plaire. » Avec ces chroniques des derniers mois de la présidence Hollande et d'une campagne électorale qui n'eut assurément rien d'un long fleuve tranquille, Marguerite-Marie Roze donne à l'exercice du commentaire politique des notes légères et insolentes, facétieuses voire exubérantes, qui permettent, comme jamais, de porter un regard plus serein sur les événements. En combinant humour, poésie et ironie, cette œuvre inclassable, qui épingle nos politiques avec toute la puissance de la fantaisie et de la dérision, nous procure une bouffée d'air frais en cette époque marquée par l'inattendu.

72 pages  -  ISBN : 9782342153231  -  Littérature satirique > Commander le livre
La presse en parle

Le lai de la rose éternelle

Sous l’emprise d’une passion dévorante, des amants vivaient reclus dans une forêt que l’on croyait habitée par des animaux sauvages. Ils se nourrissaient de baies, de champignons et de gibier pris au collet et rôtis au feu de bois. Leurs étreintes étaient folles et leurs lèvres ne se quittaient plus.
Mais une nuit, ce bel amour fou s’en alla comme il était venu. L’amante regarda ses mains ravagées par le gel du soir, déplora que son corps soit strié de rides prématurées et elle partit sans un mot, sans se retourner.
Le confort de la ville lui faisait soudain défaut et elle croyait avoir été victime d’un songe ravageur car de son bel amour, si vivace, il ne restait plus rien, si ce n’est une chanson dont le mot clef était « rose éternelle ».
Demeuré seul, l’amant tenta de se défaire du parfum corporel de celle qu’il avant tant aimée, nagea vigoureusement dans une rivière argentée jusqu’à ce que des ondines l’emmènent au fond de l’eau où il trouva une sorte de paix et de semi sérénité car les ondines étaient fées et elles voulurent panser les plaies de celui qui avait tant aimé jusqu’à la folie, sa douce, sa tendre amie.
Le vent colporta cette légende et parfois des jeunes filles esseulées, à la recherche du bel et fol amour, ornent leur chevelure de roses minuscules pour se baigner dans la rivière où l’on dit que vit un amant éperdu.
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Posté le 07/02/2018 15:06:14
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