Bruit de bottes et falbalas

« Emporté par une vague ascendante qui lui promettait l'accès au château convoité par tous, le baron Emmanuel soutenu par sa fidèle compagne B, initiale charmante, avait le vent en poupe. Tout semblait lui réussir. Même si les médias favorisaient Stella au sourire carnassier, ne lui accordant que quelques images accompagnées de phrases interro-négatives, il allait, fidèle à sa formule En marche, fendant les foules enthousiastes. Sans doute finirait-on par jeter des roses sur son passage tant la ferveur et l'espoir étaient vifs. On s'attendait presque à ce qu'il marche sur l'eau. Son talent était immense et il avait tout pour plaire. » Avec ces chroniques des derniers mois de la présidence Hollande et d'une campagne électorale qui n'eut assurément rien d'un long fleuve tranquille, Marguerite-Marie Roze donne à l'exercice du commentaire politique des notes légères et insolentes, facétieuses voire exubérantes, qui permettent, comme jamais, de porter un regard plus serein sur les événements. En combinant humour, poésie et ironie, cette œuvre inclassable, qui épingle nos politiques avec toute la puissance de la fantaisie et de la dérision, nous procure une bouffée d'air frais en cette époque marquée par l'inattendu.

72 pages  -  ISBN : 9782342153231  -  Littérature satirique > Commander le livre
La presse en parle

Quand reviennent les roses

Décor : un banc dans un jardin public
Scène I
-une passante:
Que faites-vous là, ma brave dame, sur ce banc, avec un livre à la main ? Peut-être cherchez-vous de l'aide?
-Je vous rassure, je vais bien.C'est notre monde qui va mal, avec le retour de pistoleros qui jouent à la roulette russe le sort de notre planète. Quant au livre, il s'agit de contes écrits par une descendante de Madame d' Aulnoy . Elle chante l'amour de la nature, des roses et des biches et naturellement, un quadrille de princes et princesses danse au son d'un orchestre viennois. Je vous le recommande.
- Non merci, moi je suis une adepte des thrillers et des polars noirs. Les cadavres mutilés et sanguinolents font mes délices.
-Grand bien vous fasse ! Ne trouvez-vous pas qu'il y a suffisamment de misère et de douleurs dans notre environnement pour vous repaître ainsi d'un supplément de cruauté ?
- Ce n'est pas faux mais je me suis habituée à ces drapeaux noirs brandis aux quatre chemins de nos illusions.
-Ma pauvre amie, je vous plains. N'aimiez-vous pas les contes de fées lorsque vous étiez enfant ?
-Bien sûr mais j'ai toujours su que la réalité était différente dans ce monde où les rêves s'ancrent dans le quotidien.
-Pourquoi les monstres et leurs armes de destruction seraient-ils plus crédibles que les fées qui s'incarnent dans des personnages du quotidien ?
- En vérité, cette question me trouble et j'avoue mon impuissance à y répondre. Permettez moi de passer mon chemin et de revenir demain pour vous donner une réponse.
- A demain donc !
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Posté le 09/06/2017 11:37:34
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